Foire aux Idées Reçues

Les questions que l'on nous pose le plus souvent, formulées comme on les entend réellement. Réponses directes, sans détour.

Infographie Éclairage IVOIRE CONCORDE, réponse à Kouamé le réaliste : au lieu de monter à Abidjan, l'argent reste où il est créé, réparti en 40-40-20 autour du cacao et de l'anacarde. On ne partage pas la pauvreté, on organise la création de richesse.
Au lieu de monter à Abidjan, l'argent reste là où il est créé, puis se répartit selon la règle 40-40-20.

Est-ce que IVOIRE CONCORDE veut diviser le pays ?

Non. Le fédéralisme n'est pas la division. C'est l'organisation d'un pays en régions autonomes qui restent unies sous un même État fédéral. Les États-Unis, l'Allemagne, le Canada sont des fédérations. Ils ne sont pas divisés. La Côte d'Ivoire resterait un seul pays, avec un seul passeport, une seule armée, une seule représentation diplomatique.

Est-ce que c'est un parti politique ?

Non. IVOIRE CONCORDE ne présente aucun candidat aux élections. Il ne cherche pas le pouvoir. Il propose des règles du jeu. C'est la différence entre un architecte (qui conçoit la maison) et un locataire (qui veut habiter dedans).

Est-ce que c'est une rébellion ou un mouvement de contestation ?

Non. Le projet ne s'oppose pas à un individu ou à un groupe. Il identifie des problèmes structurels et propose des solutions techniques. Le ton est pédagogique, pas polémique.

Est-ce que les régions riches vont perdre de l'argent ?

Non. La règle 40-40-20 s'applique à toutes les régions de la même manière. Abidjan garderait 40% de ses recettes, comme toutes les autres régions. Le fonds de solidarité (20%) est un mécanisme d'équilibre, pas de punition.

Est-ce que c'est réaliste ?

Le fédéralisme fonctionne dans des dizaines de pays à travers le monde. La décentralisation fiscale est une pratique courante. La gouvernance par la compétence est un standard dans les administrations modernes. Ce qui est réaliste, c'est de croire qu'un pays de 33 millions d'habitants peut continuer à être géré comme s'il tenait dans une seule ville.

Un pays unitaire ne peut pas devenir fédéral ?

La Belgique l'a fait. État unitaire de 1830 à 1970, sans tradition fédérale ni cantons préexistants, elle est devenue fédérale entre 1970 et 1993, par étapes : régionalisation économique en 1970, État fédéral à trois Régions et trois Communautés en 1980, statut spécial de Bruxelles-Capitale en 1989, caractère fédéral inscrit à l'article premier de la Constitution en 1993. Quatre révisions successives, pas un grand soir. C'est la trajectoire que propose IVOIRE CONCORDE, et c'est son précédent le plus direct.

La Belgique sert aussi d'avertissement : quand la frontière linguistique et la frontière économique se superposent presque exactement, chaque décision redevient identitaire. Le découpage en six Régions évite ce piège, parce qu'il ne suit aucune ligne de fracture unique, mais des critères croisés : sociologiques, géographiques, économiques et démographiques.

Ce découpage en six régions sort de nulle part ?

Non, le pays l'a déjà pratiqué. De 1963 à 1969, la Côte d'Ivoire a fonctionné avec six départements : le Nord (Korhogo), le Centre (Bouaké), l'Ouest (Man), le Centre-Ouest (Daloa), le Sud (Abidjan) et l'Est (Abengourou). Cinq de ces six chefs-lieux, Korhogo, Bouaké, Daloa, Abidjan et Abengourou, réapparaissent presque à l'identique dans le découpage proposé aujourd'hui.

Ce macro-découpage a été abandonné en 1969 au profit de 24 départements, point de départ de la fragmentation qui a mené aux 31 régions d'aujourd'hui. La seule différence marquante avec 1963 : Man laisse la place à San-Pédro pour le Bandama-Sud, parce que le débouché maritime, absent de l'organisation de 1963, fait partie des critères retenus.

Qui est derrière tout ça ?

Le collectif S&L-CdP. Mais le projet est conçu pour survivre sans aucun individu en particulier. C'est une architecture de système, pas une promesse d'homme.